Avant même les premiers débats, la parole des Français fait l’actualité

La semaine prochaine ont lieu les premiers débats régionaux. Pendant que les invitations circulent aux alentours de Saint-Nazaire (pour le débat du 7 octobre) et de Nevers (pour le débat du 8 octobre), la presse continue de parler de l’initiative.


« Une campagne parallèle »

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Dans son billet politique, au sein de la matinale de France Culture chez Guillaume Erner, Jean Leymarie s’intéresse à ce qu’il appelle une campagne parallèle. À quelques mois de la présidentielle, des initiatives citoyennes émergent, qui donnent la parole aux Français et, surtout, lui donnent un cadre, une place à côté de la campagne classique. Leur objectif, souligne-t-il : peser sur le débat et l’apaiser, mettre en avant les sujets qui comptent, sortir des caricatures en partant du terrain. « Écoutez-nous ! » y figure en exemple, avec son site, ses contributions ouvertes à tous, ses débats à venir, et les personnes rencontrées cet été.

Rapidement, Jean Leymarie évoque les mots qui l’ont interpellé : de quoi parlent les Françaises et Français interviewés ? De pouvoir d’achat, beaucoup, dit-il. De la situation internationale, de la sécurité, des services publics, de leur vie quotidienne et de leur colère, aussi.

Surtout, il donne à écouter, à tous les paroles recueilles. Les mots d’Olivia Lacroix, vendeuse rencontrée à Strasbourg (Bas-Rhin), terminait son interview par un appel : « Rendez-nous un pays en paix. » Le chroniqueur s’arrête sur ce que ces mots portent : un mécontentement traverse le pays et, en même temps, une envie de sérénité. C’est également sur cette phrase que Patrice Trapier avait choisi de terminer son éditorial du 1 hebdo, quelques jours plus tôt (cf. billet #3).


Paris, Nevers, partout le même constat


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Dans la Nièvre, où nous tiendrons le deuxième débat régional le 8 octobre, les journalistes sont tout aussi sensibles à la parole des Françaises et Français. Dans son édition du 3 octobre, Le Journal du Centre consacre plusieurs colonnes aux mots des Nivernaises et des Nivernais interrogés cet été.

Le journal cite Francine Riot, infirmière scolaire qui « craint l’arrivée de la surveillance de masse et la modification de certaines lois sur la police et la sécurité ». Également Coralie Douarne, éducatrice spécialisée, qui « estime que la politique internationale a trop d’impact et qui a peur qu’on demande à mes fils de partir à la guerre ».

Le journal note aussi que, sur les questions de démocratie, Yannick, chef d’entreprise, déplore le manque d’écoute : « Le petit Napoléon qui est en place, il a voulu mettre en place le grand référendum, au final, on aurait pissé dans un violon c’était pareil ».

Les questions sociales sont aussi notées, à travers le témoignage de Patricia Dore, « mère au foyer [qui] aimerait davantage d’aide pour les citoyens dans sa situation et pour les personnes âgées ». Et le journaliste de conclure avec le constat de Brigitte Benet qui note que les retraités sont d’ailleurs obligés de faire de petits boulots pour s’en sortir.« Des gens bossent et dorment dans des voitures, c’est inadmissible. Les Gilets jaunes ont été critiqués au début. Alors qu’ils bossaient, ce sont juste des gens qui n’avaient pas les moyens de vivre ».

Les radios locales s’en sont emparées à leur tour : RCF, The Vox, Bac FM ont ouvert leur antenne. Plusieurs couvriront d’ailleurs la rencontre.


Les débats de cet automne promettent. A suivre…