« Écoutez-nous ! » entre dans le débat
La Maison de l’Europe nous accueillait ce mercredi 9 septembre en fin de matinée, au bord de la Seine, pour la présentation publique du dispositif. Une salle bien remplie. Des journalistes, bien sûr, mais pas seulement : l’AMF (Association des maires de France), l’AMRF (Association des maires ruraux), la FNMF (Fédération nationale de la Mutualité française), des organisations syndicales, des think tanks… quelques maires aussi, qui nous auront réservé de belles surprises.
« J’en prends un ! »
Au programme, la
présentation du dispositif global (les 5–6 débats de l’automne, les kits citoyens/associations/élus
locaux, le comité scientifique, la restitution…) puis la projection du film de
vingt-cinq minutes tiré des entretiens. La présence dans la salle de personnes
représentant non seulement la presse mais aussi les grands réseaux associatifs
ou institutionnels qui maillent le pays est en soi un premier signe
encourageant pour la démarche. D’ailleurs, le maire de Brétigny-sur-Orge, Nicolas
Méary, présent dans la salle a ouvert le bal des questions et réactions en soulignant :
« je suis très favorablement impressionné par ce que je viens de voir. À
Brétigny on aime le débat, j’ai crû comprendre que l’on pouvait candidater pour
en organiser : je veux bien être la première ville sur la liste ! »
Le Monde ouvre le bal, le comité scientifique à l’honneur
Le jour même était publié dans Le Monde, la tribune tirée de premières analyses de l’enquête et signée par deux membres du comité scientifique, Timothée Duverger et Manon Réguer-Petit : « La défiance à l’égard de l’Etat n’est pas un désengagement démocratique ». Ce que montrent les entretiens, écrivent-ils, c’est une critique très dure et particulièrement affûtée de toutes les impasses du pouvoir « vertical ». Mais, continuent-ils, les entretiens révèlent également l’absence complète des « corps intermédiaires » dans le paysage spontanément produit par les habitants rencontrés : conséquence néfaste des coupes budgétaires et du travail de sape mené par les gouvernements successifs contre toutes ces institutions… mais aussi signal d’alerte que tous ces organismes doivent entendre. Ils doivent faire plus de politique s’ils veulent contribuer à donner des repères et du pouvoir à la population française !
France Inter, Le 1 hebdo… les paroles des Françaises et Français déjà relayées
Dès le lendemain matin, la Matinale de France Inter reprend la démarche dans le journal de 8 heures, et cite à l’antenne plusieurs extraits significatifs de l’enquête.
Dans la semaine, c’est ensuite Le 1 hebdo qui consacre son numéro aux fractures françaises et fait une place de choix à la démarche : l’éditorial de Patrice Trapier se termine sur les mots d’Olivia, interviewée et vendeuse à Strasbourg : « Entendez-vous, écoutez-nous. Rendez-nous un pays en paix. » Les divisions existent, souligne-t-il, le désir de concorde et l’envie de parler tous ensemble aussi.
A suivre…

